Incendie à l’usine Polyrheo : la santé publique recommande de cesser de boire l’eau
La Direction de la santé publique de l'Estrie fait volte-face et recommande à quelques résidents de Bolton-Est de ne pas consommer leur eau potable « en attendant que des analyses soient réalisées ». Rappelons qu'un incendie à l'usine Polyrheo, survenu à la fin de mars, a causé le déversement de certaines matières, dont des pesticides. La Municipalité avait levé l'avis d'interdiction de consommer l'eau potable quelques heures après l'incendie. Suivant plusieurs critères, le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) avait estimé, dans les jours suivant l'incendie, que le risque de contamination était faible. La santé publique jugeait, à ce moment, Or, les résultats d'analyse des échantillons des eaux de surface prélevés le jour de l'incendie forcent maintenant la Direction de la santé publique à modifier sa recommandation. « Les résultats partagés récemment ont montré des concentrations de pesticides, parfois élevées, dans les eaux de surface », précise l'organisation. À ce moment-ci, il « n'est pas possible de savoir si certains contaminants potentiellement présents dans les sols auraient migré vers la nappe d'eau souterraine ». Compte tenu de ces nouvelles informations, la santé publique recommande l'analyse de l'eau des quelques puits du secteur afin de mieux évaluer les risques pour la santé. Les résidences ciblées seront contactées par la Municipalité. Rappelons que, le 8 mai dernier, Radio-Canada Estrie révélait que trois tonnes de malathion concentré se trouvaient sur le site de l’entreprise au moment de l'incendie, selon des documents officiels du ministère de l’Environnement obtenus par Radio-Canada.que les risques pour la santé associés à la consommation de l'eau potable chez les citoyens de Bolton-Est étaient négligeables
, peut-on lire dans un document fourni par la santé publique. Le 28 mars, le sol était quand même gelé et les travaux de décontamination allaient bon train. Dans les premières journées, l’entreprise a été en mesure de bien décontaminer, d’enlever la majorité des eaux d’extinction. On n’était pas vraiment inquiets
, a rappelé jeudi la spécialiste en santé publique Dre Mélissa Généreux en entrevue au Téléjournal Estrie.
Elle rassure la population visée en expliquant que comme les sols étaient gelés, à l’endroit où il va y avoir une accumulation de l’eau d'incendie, c’était très peu probable que ça migre et que ça s’infiltre profondément dans les sols, c’est plutôt resté en surface
.
La seule mesure qu’on a où on trouve des pesticides, c’était en date du 28 mars, donc il n’y a rien pour le moment qui nous dit que, si on faisait les tests aujourd’hui, on aurait les mêmes résultats
, ajoute-t-elle.
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